L’interprofession française de la volaille, Anvol, a réagit par communiqué de presse à la probable réinscription du Brésil sur la liste des fournisseurs autorisés dans l’UE. Le Brésil en était sorti début septembre à cause de son usage non réglementaire des antibiotiques. Un récent audit de Bruxelles a estimé que « les contrôles officiels brésiliens constituent une base solide pour certifier la conformité de la viande de volaille ».
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Du poulet brésilien insuffisamment contrôlé
Anvol rappelle néanmoins que les élevages brésiliens continuent d’utiliser des antimicrobiens interdits dans l’UE, et demande donc des contrôles européens réguliers pour vérifier que les poulets destinés à l’UE sont bien strictement séparés des autres, et produits dans le respect des normes imposées aux éleveurs européens.
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Anvol estime que le Brésil avait anticipé l’interdiction de l’UE : sur les huit premiers mois de l'année 2026, les volumes exportés vers l'Europe ont ainsi progressé de 56 %, atteignant 260 000 tonnes de produits avicoles partiellement non conformes, soit 36 000 tonnes de plus que sur l'ensemble de l'année 2025. « Face à cette situation, la question du déclenchement de la clause de sauvegarde mérite d'être pleinement posée » interpelle l’interprofession.
Un bond des importations de volaille asiatique
Anvol rappelle que les producteurs européens sont actuellement confrontés à des importations thaïlandaises, dont un audit a aussi révélé qu’elles étaient insuffisamment contrôlées, mais aussi chinoises, qui ont bondi de 30 % cette année.
